Bilan 2011 du SEO
Une petite récapitulation des sites frappés du Pandorum
 | Pour ceux et celles qui auraient été séquestrés par des nains de jardin syndiqués l'hiver dernier, rappelons ce qu'est le "panda", tout simplement le surnom de la dernière "google dance", la révision bi-annuelle des algorithmes de recherche de Google. Toujours utilisé à près de 85% dans le monde et avec une part de marché de 92% en France, lorsque Google éternue, les webmasters sortent les mouchoirs. Chaque année, google tente de "faire le ménage" en sanctionnant les pratiques "limites" utilisée par des experts du SEO au service des marques et sites commerciaux, ou simplement des amateurs qui tentent le forcing sur une requête un peu à la manière des hackers, par pur challenge personnel. Il y a les "bonnes pratiques" (ou white hat) annonçées par google sur son site, rubrique "conseils aux webmasters" et qui ne parlent que d'optimisation du contenu du site, encore et encore. Pourtant les spécialistes du SEO sont tous unanimes, la seule manière d'arriver encore à percer n'est pas de se contenter d'une approche neutre et naturelle (en laissant faire le temps et un contenu idéalement riche et réactualisé), car les enjeux commerciaux et investissements (emprunts) sous délais serrés s'y opposent, tout simplement. L'objectif de rentabilité financière est simplement trop urgent pour laisser à un site un parcours de site "perso". On en revient donc encore et toujours au backlinking, ou l'on frise le "black hat"... |
Google Panda frapperait du "pandorum", à en croire le porte-parole de Cupertino, des sites de "contenu à la demande" (ou "content farm") et de sites à pauvres contenu, qui sont souvent associés. Par là on entends un "genre" de site internet qui est apparu il y a cinq ans environ sous la forme de pseudo-encyclopédies, créées par des techniciens du web connaissant parfaitement les rouages de popularisation de google. Ces sites sont conçus autour d'une base de données très riche de textes, assemblés lors de la requête de l'internaute. Assurés de faire mouche sur le plan sémantique et ayant eux-même de juteux backlinks, ces sites se sont hissés assez haut dans les résultats et y sont restés, au grand dam des internautes que google est supposé dorloter. Car en effet, le "contenu" proposé était le plus souvent effectivement "pauvre", pas au point de vue technico-sémantique (du point de vue robotique) mais plutôt grammatical et "humano-sémantique" (pour les lecteurs, lisant dans leur langue maternelle), issus par exemple d'une base anglaise auto-traduite "à la volée" par google translate, pratique, mais plutôt reconnu pour sa finesse de bulldozer. D'une autre manière, ces sites utilisent également des textes "authentiques" rédigés par de petites mains, en fait ce même néo-prolétariat du SEO issu des pays à bas-coût, texte payé les quelques centimes d'euros au paragraphe, qui s'en sont allés alimenter un articles un myriades de sites, notamment, en marge des "content farm", de plus anodins annuaires de pseudo "bulletins de presse".
L'objectif de ces sites ? -Tous simplement être rentables au niveau publicitaire. L'article censé répondre à la requête étant noyé au milieu d'un fatras d'annonces publicitaires, principalement google adsense. En trustant les premières place avec presque toutes les requêtes, ces sites d'assuraient un pagerank plus que confortable, et le nombre de visiteurs "piégés" les autorisaient à revendre leurs clicks par wagons.
La grogne des "créateurs de contenu original", qui se sentaient (et se sentent toujours comme les derniers des mohicans), déjà fâchés par la myriade de bloggeurs et de scrappers qui les pillaient allègrement sans mentionner l'auteur (sinon un pilleur d'un niveau un peu plus proche de la source...), se retrouvaient comme des dindons de la farce avec une popularité au final bien moindre de leur "original" face à ces copieurs industriels (un travers de l'algorithme de google par rapport à la "popularité des contenus"), et se voyaient encore plus repoussés dans les profondeurs du web avec l'arrivée de ces "fermes à contenus". Google, qui s'est largement fait tirer l'oreille pendant près de trois ans (n'oublions pas la présence sur ces sites de google adsense) a fini par céder aux suppliques. Google "kung fu" panda est donc sorti début 2011 avec forces "kiai" et gesticulations, et semble-t'il à effectivement rétrogradé sévèrement la plupart de ces sites. Quand aux "contenus pauvres" sont l'on s'en tient à cette formule sybilline de Cupertino, il semble délicat d'imaginer les robots actuels de faire une différence "humaine" autre que celle d'une sémantique ou d'une grammaire "mal fagotées" par rapport, peut-être à un "canon" pour chaque langue. Google sortirait-il le bled ? On en doute...